Pise
C’est de bon matin, alors que les touristes ne sont pas encore arrivés que nous visitons Pise.
Nous prenons immédiatement nos billets pour la visite des monuments du campo dei miracolei et en priorité celui pour la tour penchée car les entrées sont limitées.
Environ 300 marches nous mènent au sommet. Montée physique ! Au sommet, la sonnerie des cloches déclenche curieusement les premières gouttes de pluie de la matinée.
La vue s’étend sur tout le champ des miracles et au-delà même, sur Pise ceinte de ses remparts.
Nous poursuivons notre découverte par le camposanto, le cimetière, dernier monument de ces constructions. C’est au début du XIIIème siècle que la décision a été prise de créer une sorte de panthéon des hommes célèbres.
Le camposanto se présente sous forme d’un quadrilatère en marbre construit autour d’un jardin intérieur entouré de baies gothiques ce qui lui donne l’air d’un cloître gigantesque pavé de plus de 600 pierres tombales et meublé d’une centaine de sarcophages récupérés sur le site même du campo, ce qui prouve que l’existence d’une nécropole étrusco-romaine.
Les murs étaient ornés de fresques détruites lors du bombardement de 1944, lorsque le plomb du toit a fondu sur le mur. On a réussi à récupérer des sinopies ( ébauches de dessins ) réalisées sous la fresque elle-même.
Nous découvrons à Pise le premier baptistère italien. Sa base contraste par sa simplicité avec la partie supérieure gothique.
L’intérieur est relativement dépouillé, renfermant un autel, les fonts baptismaux et une chaire, à six côtés, de Pisano, qui repose sur sept colonnettes dont trois sont portées par des lions, gardiens de la foi. Une galerie surplombe les fonts baptismaux. De là, belle vue sur le champ des miracles.
Nous visitons la cathédrale en dernier alors qu’elle a été en fait construite en tout premier, en 1063.
Sa coupole, de forme octogonale, repose sur un plan de croix latine de 100 m sur 69 m. Lorsqu’on y pénètre, on est frappé par le vaste espace intérieur.
Après le camposancto, nous poursuivons par la Via S. Maria jusqu’à la Piazza dei Cavalieri, en plein centre du quartier étudiant déserté en ce mois de juillet. L’école nationale supérieure installée dans le Palazzo dei Cavalieri en occupe un côté. Sa façade est incurvée et décorée de dessins sur mur à l’enduit gratté.