Du cap Sounion à Delphe
Le Cap Sounion est dominé par le temple de Poséidon, temple dorique en marbre du Vème siècle avant JC. Quinze colonnes s’élèvent encore. Elles ont la particularité de n’avoir que 16 cannelures alors que la norme est de 20.
La plupart des touristes viennent essentiellement pour le coucher du soleil qui aujourd’hui est prévu à 20h 10 seulement. D’ailleurs l’heure de fermeture du site varie tous les jours en fonction du soleil. 
Après profité d’un spectacle fabuleux et coloré, nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour passé la nuit sur une plage.
Le monastère d’Hosios Loukas, dédié à St Luc aurait été construit par un ermite originaire d‘Egine. De style byzantin, il est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de cet art. Hosios Loukas avait la réputation d’être guérisseur et de prédire l’avenir. Le monastère devint alors un lieu de pèlerinage qui, grâce aux dons, permit la construction de la première église dès la fin du Xème siècle.
L’église St Luc est un gros bâtiment octogonal surmonté d’une vaste coupole.
Une toute petite église de la Vierge achevée en 955 est accolée à celle de Saint Luc.
L’histoire de Delphes commence seulement après la première guerre sacrée lorsque plusieurs tribus s’associent pour créer un territoire sacré interdit aux cultures et au pacage des animaux. Cette ligue administre l’oracle et laisse de côté les rivalités entre tribus. L’oracle devait prendre position dans les conflits qui agitaient le monde grec. Les cités soutenaient Delphes en versant des dons d’où les nombreux trésors comme celui des Athéniens bien mal en point car tout étayé par des échafaudages. Il abritait les trophées pris aux Perses
Le temple d’Apollon s’élève sur une terrasse réalisée au VIème siècle avant JC pour la construction d’un premier édifice détruit par un séisme. Dans le vestibule du temple étaient gravées les devises des sept sages de la Grèce dont le célèbre « Connais-toi toi-même » de Socrate.
Une salle souterraine abritait l’omphalos, le nombril du monde
Au-dessus, le théâtre du IVème siècle avant JC a été restauré à plusieurs reprises. Il pouvait contenir 5000 spectateurs.
En grimpant un peu, on atteint le stade du IIIème siècle avant JC. Il est en meilleur état que celui d’Olympie et on peut également y voir la ligne de départ et d’arrivée
Il faut traverser la route et descendre le coteau pour voir le sanctuaire d’Athéna érigé au début du Vème siècle avant JC. Il est aussi appelé aire de Marmaria car il s’élève à l’emplacement des carrières de marbre. Le temple d’Athéna est très endommagé; juste à côté, on trouve le trésor offert par la ville de Marseille qui a été un comptoir grec.
Un peu loin la tholos ( bâtiment circulaire ) comprenait à l’origine 20 colonnes doriques rondes.
Encore un petit effort qui nous mène au gymnase où l’on peut encore voir le bassin réservé aux athlètes.
Le musée est en cours de réaménagement. Seule la salle qui expose l’aurige retrouvé presque intact est ouverte. Il faisait partie d’un quadrige en bronze célébrant Polyzarlos, tyran de Gela. La différence de longueur des membres inférieurs par rapport aux membres supérieurs vient du fait que la statue était conçue pour être vue dans son char.
Lorsque la chaleur est devenue un peu plus supportable, nous poursuivons jusqu’à village de Galaxini où nous pouvons faire le plein d’eau et la vidange des WC. 
Malheureusement le stationnement sur le port est interdit entre 19h et 24h. Cela nous aurait bien plu de pouvoir ce soir manger dans l’une des tavernes. On se contente d’un café frappé et on passe la nuit quelques kilomètres plus loin, dans une petite crique déjà occupée par quelques camping cars italiens.