Forêt Noire 27 et 28 juin 2009
Il fait gris ce matin. Des orages sont annoncés depuis deux jours mais ils tardent à venir. Nous allons suivre une partie des 320 km de la Uhrstrasse (la route des montres) à partir de Freiburg. Première étape : le Titisee. Nous nous garons sur le grand parking derrière la gare dont une bonne partie est réservée aux camping-cars. Le restant du terrant a été aménagé pour les voitures. Nous payons 2,70 euros pour la journée, le même prix que les voitures. Le stationnement nocturne est autorisé moyennant une obole de dix euros sans aucun service. Cher ! Autant gagner l’un des quatre campings situés sur les bords du lac. 
Après le repas et malgré la grisaille, nous nous promenons dans le village. Les magasins de souvenirs proposant des horloges, des bocks à bière côtoient les boutiques de spécialités de la région, fumé, miel, pâtes … Comme en France, où l’on peut trouver des bouquets de bonbons, les Allemands vendent des bouquets de pâtes. C’est de si mauvais goût que j’en oublie de prendre la photo. 
 
 
Mais la région est surtout connue pour ses horloges à coucou. 
 
 
Le coucou n’a probablement pas été inventé par les horlogers de la Forêt Noire et le premier date des années 1740/1750. 
Mais ici, ce ne sont en fait pas seulement les coucous qui sont fabriqués mais tous les autres appareils de mesure du temps : chronomètre, pendules pour les tournois d’échecs, tachygraphes … 
Le boitier typique du coucou s’inspire de la guérite du garde-barrière des chemins de fer badois des années 1840. 
Les horlogers font preuve d’une imagination débordante pour décorer les horloges, représentant les scènes agrestes dans leur moindre détail. 
Il s’en vend des centaines de modèles différents. Il n’y a pas que des coucous fabriqués dans la Forêt Noire, la concurrence de Taïwan est rude ! Le prix témoigne de l’origine de l’horloge car les vrais coucous sont chers, très chers. 
Au bord du lac, nous découvrons une horloge géante. Nous attendons l’heure pile pour la voir fonctionner avant de nous installer sur la terrasse d’un hôtel pour déguster une bonne part de forêt-noire, le gâteau traditionnel au chocolat et aux griottes macérés dans l’alcool. 
Le soleil fait des tentatives d’apparition. 
Pour la nuit, nous nous installons sur une aire de service près de Triberg. Elle semble payante mais nous n’arrivons pas à savoir chez qui verser notre obole ! Tant pis ! 
Nuit calme et reposante. Nous en avons besoin en cette fin juin. 
Au réveil, il fait beau et nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour visiter l’un des deux plus grands coucous du monde. 
L’entrée est payante. Nous regardons tout d’abord l’arrière de l’horloge. Le coucou est de belle taille. 
A l’extérieur, nous attendons qu’il veuille bien sortir de la petite fenêtre au-dessus des aiguilles. Mais c’est un coucou poussif et presque aphone qui apparait ! Bien décevant …. 
Nous trouvons une place sur le parking de CC à Triberg. Trois ou quatre places, c’est bien peu pour un village aussi touristique. Il y a quatre parkings supplémentaires, couverts au centre. Nous n’irons pas vérifier. 
Voulant profiter du soleil, nous partons immédiatement visiter les cascades les plus longues d’Europe. La montée est relativement courte et pas très difficile mais mes pieds qui ont fait hier une marche de 11 km souffrent … 
Les chiennes se baigneraient bien mais l’eau est trop froide ! 
Au lien de revenir sur nos pas, nous poursuivons notre balade jusqu’au Bergsee qui se révèle être une grande mare ressemblant plutôt à une lavogne. 
L’église Maria in der Tanne est construite dans le pur style baroque. Belle pour qui aime ce style. Pour nous, c’est toujours la même chose : nous préférons de loin les lignes épurées du roman. 
Nous déjeunons tard sur l’aire avant de repartir pour le village. Là dans le magasin des « 1000 Uhren », je découvre des coucous de styles différents. Ils peuvent même être à mon goût lorsqu’ils sont ornés de scénettes contemporaines. La façade du magasin est décorée d’un coucou qui, tous les quarts d’heure, sonne tandis que des nounours s’animent au son de la mélodie. Petit détour par une « Konditorei » pour acheter notre dessert du dîner. La pâtisserie est bon marché en Allemagne. 
Il fait lourd et la chaleur commence à être pesante. 
A quelques kilomètres de Triberg, nous nous arrêtons au Uhrenpark. C’est avant tout un magasin de vente mais on y trouve encore un coucou, ce serait le plus grand du monde avec ses 4,50 m X 4,50 m. L’oiseau mesure 4,60 m de long et pèse 150 kilos. 
Nous ne le voyons pas fonctionner car nous n’avons pas non plus la patience d’attendre l’heure entière. L’après-midi touche à sa fin quand nous reprenons la route du retour. Ce ne sont pas encore les vacances et il faudra se lever demain matin.