Normandie 2016, Veules-les-Roses
Vendredi 15 juillet
Aujourd’hui, nous posons nos roues dans un immense pré à
Veules-les-Roses.
Nous déjeunons tout d’abord avant de nous lancer sur le circuit du plus petit fleuve de France.  
Oui, vous avez bien lu : le plus petit fleuve de France avec ses 1149 mètres. À côté du Rhin et ses 1 320 km ou de la Seine mesurant 776 km, un peu plus d’un kilomètre c’est risible. Et pourtant, la Veules porte bien le nom de fleuve puisqu’elle se jette dans la Manche. 
 
Nous nous arrêtons tout d’abord à l'église St-Martin reconstruite à la fin du XVème siècle.
Seuls le clocher et le mur latéral de la chapelle nord datent d'une époque plus ancienne. L'église possède trois nefs fermées par une façade divisée en trois pignons.
L'intérieur est surprenant. Les nefs habillées de bois sont voûtées en forme de carènes de bateaux et soutenues par de fines colonnettes décorées. Pour moi, c’est une première !
Un Saint-Sépulcre en pierre polychrome est disposé sous un baldaquin de bois, avec un fronton triangulaire surmonté d'un pélican du XVIIème siècle. Superbe !
But de notre promenade : trouver la source de la Veules. Nous remontons les Champs Élysées ...
Eh oui, il n’y a pas que les Parisiens qui ont leurs Champs ! La Veules serpente à notre gauche, un petit ruisseau qui manque d’eau en cette saison. Autrefois, il existait onze moulins sur le fleuve.
Le moulin de la cressonnière annonce ..… les cressonnières qui existent ici depuis le XIVème siècle. J’ai vu sur le net que le métier de cressonnier était pénible : toujours les pieds et les mains dans l’eau et toujours courbé ....
La source se dévoile : elle est toute petite : petit fleuve, petite source... ça coule de source !
Un peu plus loin, nous attend une vue de carte postale : L’abreuvoir!
Nous descendons à présent le cours d’eau. Encore un moulin ! Le moulin Anquetil a été incendié lors de la bataille de Veules en 1940. Sa roue a été refaite et tourne à nouveau.
En suivant le fleuve, nous découvrons l’envers du décor. Du XIXème siècle, le village a conservé ses chaumes, ses petits chemins, ses ruelles. Le temps semble s’être arrêté.
Côté ville, ce sont les villas cossues, l’agitation d’une ville vivante, touristique, colonisée par des résidents anglais. Les salons de thé se sont développés en conséquence et je trouve qu’ils apportent un charme fou à l’endroit !
Quelques enseignes nous font de l’œil. Voilà de quoi alimenter la Lorgnette !
Nous recherchons l’embouchure de la Veules et la trouvons dans ses derniers mètres. Voilà ses eaux lâchées dans l’immensité.... Elles n’auront pas été très longtemps eaux douces.…
Soirée tranquille entourés par des dizaines d’autres véhicules. La prairie est vaste et nous ne nous gênons pas !