Normandie 2016, Pont-Audemer
                                                                                                          Vendredi 22 juillet 
 
A Pont Audemer, le circuit débute sur la place du général de Gaulle, devant l’OT et nous mène au bord de la Risle avant de sillonner dans la ville. Balade agréable mais la ville manque néanmoins d’entretien.
Pont-Audemer a été détruit à 40% pendant la dernière guerre, néanmoins il subsiste encore de nombreuses maisons anciennes qui auraient mérité un ravalement depuis longtemps.
Pont-Audemer a été un ancien port maritime important avec une industrie florissante notamment dans le cuir et le papier. 
Dès le début du XVIème siècle, quelques bateaux à grand tirant d’eau remontent la Risle depuis l’estuaire de la Seine mais s’arrêtent avant les premiers faubourgs. En 1518, François 1er autorise la construction d’un port en ville. Grâce à d’énormes travaux, le port commence à prendre forme mais la crue exceptionnelle de 1711 le détruit très largement et provoque des envasements qui bloquent la circulation. Il faut attendre le milieu du XIXème siècle pour qu’un nouveau port voie le jour. En 1898, 504 navires transportant 14 300T de marchandises entrent dans le port. C’est l'époque où les industries du papier et du cuir sont florissantes. 
Le déclin arrive vers les années 1960 avec le développement des transports routiers et en 1975, la dernière péniche quitte le port.
Nous longeons le quai François Mitterrand où se dresse la médiathèque flambant-neuve, une construction moderne dont les délais de construction et le budget ont explosé. Les travaux ont débuté début 2012 pour ne s'achever qu’à l’automne 2015 !
Les multiples canaux qui la traversent et dans lesquels se mirent les maisons à pans de bois et les anciens séchoirs des tanneries lui donnent le surnom de la Venise normande. Les maisons pouvaient avoir un accès direct à l'eau. Grâce à cette facilité d'accès à l'eau l'industrie de la tannerie a pu se développer.
Nous nous perdons volontiers dans ce dédale de ruelles entrecoupées de petits ponts. Certaines maisons ont gardé leurs latrines au-dessus du cours d’eau.
Par ailleurs, de nombreuses maisons s'élèvent autour de cours intérieures dont certaines sont libres d'accès. 
Au XVIIIème siècle, certaines façades à colombages côté rue ont été remplacées par des façades en pierre, quelquefois richement décorées. Côté cour, les matériaux sont plus disparates : briques, pierres, colombages.  
L’accès au 1er étage se fait par un escalier extérieur en colimaçon ou quelquefois par un escalier monumental.  
Très souvent la maison donnait par l’arrière sur un cours d’eau car les marchandises étaient livrées par bateau.
L'ancien lycée privé St Ouens sera transformé en une quarantaine de logements.
Aura-t-il l’aspect de ces 44 logements sociaux dans les deux immeubles appelés les galets, oeuvre des architectes Bertrand Bonnier et Michel Guthmann. Ce sont des galets de Cayeux qui ont été utilisés.
Contraste saisissant avec les villas normandes environnantes.
Nous arrivons à la place Victor Hugo, appelée à l'origine place du pilori. 
Elle a été totalement réaménagée en 2004. 
La route se déroule de chaque côté de la fontaine. L'architecture est résolument normande avec ses maisons à pans de bois des XVème et XVIème siècles.
C’est sur cette place que se située l’église St-Ouens directement collée aux maisons à moins que ce soir l’inverse.