Normandie 2016, Cormeilles
                                                                                                          Mercredi 27 juillet 
 
Il fait gris mais il ne pleut pas. Nous prenons la direction de Cormeilles avec l’objectif de visiter une distillerie. Nous sommes toujours dans l’Eure et nous venons d’aborder le pays d’Auge. Nous y trouvons une aire de service toute neuve, inaugurée au printemps. Elle est à un jet de pierre du centre village.
Avant tout, petite promenade jusqu’à l’OT pour récupérer un plan de Cormeilles, ville bien plus importante à l’époque gallo-romaine car traversée par la voie reliant Lisieux à Lillebonne. Il est possible de la visiter grâce à un circuit mis en place par l’OT. Ce sera pour cette après-midi. Auparavant quelques petites courses et notre dessert de midi : des macarons à l’ancienne, spécialité du pâtissier Dufay. Pas extraordinaires !
Après le repas, nous partons pour la distillerie. C’est notre jour de chance puisqu’une visite est sur le point de démarrer. Créée en 1820, Busnel est la première grande maison de Calvados de Cormeilles. La visite débute par une petite exposition avec panneaux explicatifs.
Pressoir à longue étreinte qui occupe une grande partie du hall d’entrée.
Un pulvérisateur utilisé au XIXème et du XXème siècle. 
Le pulvérisateur est constitué d'un réservoir, d'un système de pompage et d'un tuyau muni d'un bec ou d'une pomme d'arroire. Pour éviter l'oxydation et la corrosion par les produits chimiques, ces éléments sont presque tous en cuivre ou en laiton.
Alambic à repasse
La France, c’est 17 millions de pommiers à cidre dont 10 millions en Normandie. Les Ets Busnel reçoivent 10 à 15000 tonnes de pommes par an entre octobre et décembre. Les pommes sont d’abord collectées en silos extérieurs, puis on procède à un contrôle sanitaire sur la qualité des fruits. Celles-ci continuent à mûrir sur l’aire de stockage puis elles sont acheminées par voie d’eau vers la salle de brassage.
Elles sont rincées à l’eau de source dans une laveuse avant broyage. Le jus recueilli est placé dans des cuves où il restera en 3 à 6 mois et fermentera sous l’effet des levures. Le moût est utilisé essentiellement dans l’industrie du cosmétique. Le cidre titrant environ 6% n’est pas commercialisé en tant que tel mais il va servir à la distillation du calvados.
Deux méthodes : l’alambic à colonnes pour l’AOC Calvados et l’alambic à repasse comme pour le cognac pour l’AOC Calvados Pays d’Auge.  

À la sortie de l’alambic, le calvados titre 70°. Il va être mis maintenant en fût durant au moins 2 ans avant d’être embouteillé.
Nous terminons la visite autour de quelques verres…enfin pas moi ! Mais je prends plaisir à photographier les verres.
Une petite mésaventure nous fait repartir les mains vides. Nous aurions aimé nous faire livrer quelques bouteilles de calvados directement à la maison pour ne pas nous charger en camping-car mais lorsque nous indiquons que nous habitons en Alsace, on nous répond que la maison ne livre pas à l’étranger. Ne vous méprenez pas ; ce n’est pas une plaisanterie mais bien la question d’une vendeuse qui a l’air de connaitre parfaitement sa géographie ! Naturellement d’achat, il n’est plus question ! 
 
La visite de Cormeille va faire du bien à certains qui ont été obligés de boire double… 
 
Nous flânons dans le village aux jolies maisons à colombages dont certaines datent du XVème siècle.
Les façades sont souvent ornées de statuettes sculptées.
Le quartier traversé par la Touques est particulièrement charmant.
L’église Ste-Croix a une construction curieuse, un seul bas-côté qui la rend boiteuse et une nef accusant une pente de 9%…. L’orgue et l’autel majeur sont au même niveau ! Le curé ne peut pas abuser du vin de messe !
Notre découverte s’arrête lorsque nous sentons les premières gouttes. Nous avons juste le temps d’arriver au camping-car.