Normandie 2016, Conche-sur-Ouche & Verneuil-sur-Avre
                                                                                                             Lundi 1er août 
 
Première étape du jour : Conches-en-Ouche où une rapide promenade à travers le village nous permet de nous dégourdir les jambes.  
 
Nous nous garons non loin de l’OT installée dans une maison à pans de bois qui abrite aussi la maisons des arts.
Petite ville sans prétention mais dont le donjon de l’ancien château a néanmoins fière allure. Il a été construit à la fin du XIème siècle par la famille de Tosny, seigneur de Conche.
L'épaisseur des murs est de 2,60 m. Au rez de chaussée : c'était la réserve des vivres, d’où l’absence de fenêtres. 
Au 1er étage, un puits central servait à alimenter le château en eau potable. Il a été vidé en 1849. Une cheminée se trouvait dans chaque salle.
Vers 1417, alors que Conches est aux mains des Anglais, une tour supplémentaire ayant pour particularité de démarrer sur une base carrée est rajoutée.
Derrière le donjon apparaît l’église Ste-Foy avec sa tour méridionale coiffée d’une flèche de cinquante-six mètres de hauteur. Le clocher, en bois et plomb, haut de 56 mètres remplaça en 1842 l'ancien, abattu par la tempête.
Ses dimensions sont impressionnantes : 40,50m de long sur 15,30m de largeur
L'église a été totalement reconstruite au cours du XVIème siècle en style gothique flamboyant. Entrons !
Portail ouest
De style gothique flamboyant, la haute nef est un vaste vaisseau à huit travées très lumineuses donne sur un choeur à sept pans.
Les vitraux constituent un des exemples les plus remarquables de l'art verrier du milieu du XVIe siècle en Normandie.
Annonciation
Présentation de Jésus au Temple
Nous reprenons la route. Des chevaux sur un rond point rappellent que Conches abrite le premier collège et lycée équestres de France, agréés par l’Éducation nationale.
Verneuil-sur-Avre sera notre dernière étape dans l’Eure. Nous sommes en effet aux portes de l’Orme. Nous nous installons sur la petite aire de service derrière la salle des fêtes. Les commentaires sur le net n’étaient guère élogieux mais elle a le mérite d’exister. La place est en effet un peu courte mais en faisant passer l’arrière du camping-car par-dessus la pelouse, c’est possible.
La ville est tout à côté et nous passons tout de suite à l’OT, place de la Madeleine pour récupérer un plan de visite qui nous propose deux circuits : celui des fossés et le parcours historique. Nous commençons par le second.  
La ville a été fondée en 1120 par Henri 1er Beauclerc, duc de Normandie, roi d’Angleterre, fils de Guillaume le Conquérant. Cette place forte était destinée à défendre la frontière normande et était protégée par des remparts doublées de fossés en eau qui entourent encore de nos jours le centre historique. A l’intérieur, trois bourgs fortifiés, séparés par des murailles et arrosés par des canaux pour résister davantage à l’attaque des Français.  
 
Nous débutons le circuit par la visite de l’église Ste-Madeleine. De l’église primitive bâtie au XIIème siècle, il ne reste plus grand-chose car l’édifice a été sans cesse embelli mais ce qui nous étonne, c’est le haut clocher accolé de style gothique flamboyant. Nous l’avons repéré dès notre arrivée. Il se visite mais ce soir, il est trop tard ! La tour de la Madeleine, haute de 56 m, a été érigée de 1465 à 1526 et se termine par deux couronnes imbriquées. Malheureusement la luminosité ne permet pas de photographier la trentaine de statues qui l'ornent.
 
La construction de l'église date du XIIème siècle mais de l'édifice primitif, il ne reste plus grand-chose car il a été sans cesse embelli.
Nativité
Mise au tombeau polychrome
Vierge dite à la pomme du XVème siècle
Un saint céphalophore …
vitrail
De nombreux hôtels particuliers ponctuent le circuit. Sur chaque lieu à observer est apposée une plaque explicative. J’aime connaître l’histoire d’un lieu et en photographiant les panneaux, c’est plus facile de faire les comptes-rendus. Les unes en briques et pierre calcaire, avec des balcons en fer, les autres à pans de bois et torchis, tourelles et damiers témoignent de l’évolution architecturale de la ville entre les XIIème et XVIème siècle et de la richesse de ses bourgeois, marchands et artisans.
Maison à tourelle de la seconde moitié du XVème siècle.  
La tourelle finement sculptée est ornée de personnages en médaillons et de rosiers. La façade est avec pignon est décorée d’un damier où alternent pierre calcaire et jeux de briques.
Hôtel de Gensac du XVIème siècle qui abrite maintenant l’hôtel des impôts
L’hôtel de Bournonville, édifié à partir de 1765, présente une élégante façade en briques et pierre calcaire avec des balcons en fer forgé.
L’hôtel de la Pihalière aux façades agrémentées de chaînages de briques est pourvu d’une cour d’honneur pavée et d’un porche avec balustrade en terre cuite. 
Maison où vécut Maurice Storez, architecte renommé qui contribua à la protection et la mise en valeur du patrimoine architectural vernolien.
Maison Avenel
maison à pans de bois
La maison dite « du boulanger » est remarquable par la pelle à enfourner le pain sculptée au-dessus de la porte, enseigne d’une boutique du XVème siècle.
De nombreuses maisons sont ornées de beaux personnages sculptés.
Nous n'aurions pas pu quitter Verneuil sans aller voir la tour grise, dernier vestige des fortifications médiévales. 
Elle a été construite en 1204 après la conquête du duché de Normandie. 
Derniers vestiges du château médiéval démantelé par Louis XIII au XVIIème siècle, nommé la Fauconnerie.
Malgré le nom de la ville, ce n’est pas l’Avre qui coule à Verneuil mais l’Iton. On doit cette curiosité à Henri 1er de Beauclerc qui fit détourner l’Iton lors de la construction de la ville de manière à l’alimenter en eau.
A partir du lavoir, nous empruntons le circuit des fossés afin de couper au plus court car malheureusement, il commence à se faire tard et il faut encore retourner au camping-car.
Nous passons une nuit calme.