Normandie 2016 Aizier
                                                                                                          Dimanche 24 juillet 
 
Aujourd’hui, nous enfourchons nos vélos pour rejoindre Aizier en empruntant un sentier de randonnée longeant la Seine. Il aurait été trop dangereux de rouler sur la route. 
Village bien terne par rapport à Vieux-Port, Aizier est également un ancien port gallo-romain. On ne peut pas louper l'église St-Pierre (XII-XVème siècle) car son clocher, sur lequel pousse un arbre, se voit de loin.
Nous n'avons aucune idée où se trouve la chapelle St-Thomas, but de notre promenade. Nous nous fions donc aux pancartes qui nous mènent sur une petite route …. raide ! Je termine les derniers mètres en poussant le vélo.
Nous découvrons les ruines de l’ancienne chapelle d’une léproserie du XIIème siècle que des fouilles archéologiques ont mise à jour. L’édifice dédié à Thomas Becket, archevêque de Canterbury, reste un lieu de pèlerinage où les amoureux viennent se recueillir et nouer des branches vertes de houx ou de noisetier. Si le lien tient, leur amour durera toujours. 
La chapelle St-Thomas, malgré son abandon au XVIIème siècle a résisté au temps et reste l’un des rares témoins de ce passé oublié et un lieu de pèlerinage. Pourtant ses dimensions sont modestes : une nef de 13,4 m sur 7 et un chœur de 6,8 m sur 6. 
Dans la nef de la chapelle, des tombes, dont certaines de lépreux, ont été retrouvées. De même, autour de la chapelle, les archéologues ont découvert de nombreuses sépultures.
La chapelle fait partie d'un grand ensemble : la maladrerie St-Thomas-Becket. 
Le site a été fouillé durant 12 années, de 1998 à 2010 puis aménagé en 2015. 
Les bâtiments fondés par les moines de l'abbaye de Fécamp au XIIème siècle avaient pour vocation d'accueillir des lépreux d'où leur situation éloignée du village. D'après les traces retrouvées, les malades n’étaient jamais très nombreux à la fois et il semblerait que la maladrerie ait été abandonnée au XVIème siècle.  
A part les fondations des différents bâtiments et le pignon de la chapelle, il ne reste plus rien.
Le site privé mais ouvert au public, propose de remonter le fil de l’histoire et de se transporter à l’époque médiévale. Un parcours d’interprétation invite à découvrir l’histoire méconnue de ces lieux exceptionnels.
La balade n’était pas longue mais nous rentrons fourbus … c’est une excuse pour rester une après-midi supplémentaire sur place. Il fait moins chaud qu’hier au soleil car l’air est rafraîchi par un petit vent.