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Gerstheim Kilbe 2012

Kilbe ! Voilà un mot que vous n’avez peut-être jamais entendu et qui ne figure dans aucun dictionnaire !
Pourtant pour les habitants de notre petit village, c’est une longue tradition.
Ailleurs, ça s’appelle le meesti, la vogue, la fête patronale, la kermesse ….
Traduisez tout simplement par fête du village !

Chaque année, le troisième week-end du mois de septembre, le village s’anime, grouille, s’enfièvre. La place des fêtes est prise d’assaut par les manèges et les caravanes des forains. Le chapiteau est monté. Les sangliers tournent à la broche le samedi soir. Traditionnellement, on mange du rosbif le dimanche à midi.

L’après-midi laisse place au cortège fleuri. Cette année, les chars ornés de dahlias se sont déclinés sur le thème des personnages historiques. Cortège modeste certes, animé par les associations locales qui ont passé beaucoup de temps à l’élaboration de leur char, mais la kilbe fait partie de l’âme du village !

Le cortège commence avec Cléopâtre, la reine d’Egypte, au long nez, dont Pascal disait dans ses pensées(1670) : « Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé».
La Cléopâtre alsacienne n’a pas de long nez mais elle est bien jolie.
Des fanfares défilent entre les chars et mettent de l’ambiance dans le cortège. Naturellement, l’honneur revient à la Concorde, fanfare locale, en costume traditionnel alsacien.
Et voici qu’apparait déjà le château de la Schwanau, château dont notre village peut s’enorgueillir même s’il n’en reste pratiquement plus de traces. Mais quelle est donc son histoire ?
Le château de la Schwanau appartenait au célèbre chevalier-brigand Walther von Geroldseck qui rançonnait les bateliers sur le Rhin et détruisait leurs embarcations. Les Strasbourgeois finirent pas en avoir assez et assiégèrent alors le château. Mais la forteresse était bien solide et les provisions nombreuses. Pour venir à bout rapidement de ce siège, qui se révélait long et coûteux, les Strasbourgeois gâtèrent les vivres et l’eau. Le château fut détruit, seuls sept membres de la garnison eurent la vie sauve. Au cours des négociations, la châtelaine, épouse de Walther von Geroldseck obtint l’autorisation d’emporter ses biens personnels et elle quitta le château avec son jeune fils, portant son mari sur l’épaule.
La plupart des groupes folkloriques et fanfares viennent d’Outre-Rhin. Ils se produiront à la fin du cortège sur la place des fêtes.
Gutenberg et sa presse voyagent sur le char de l’association de pêche et de pisciculture. Bien que né à Mayence vers 1399, Gutenberg a passé un certain nombre d’années à Strasbourg au début du XVème siècle en tant qu’orfèvre et graveur. C’est là qu’il met au point les caractères typographiques métalliques mobiles équipant une presse à bras équipée d’un châssis à vis. C’est ainsi qu’il pourra produire la Bible, le premier livre imprimé en Europe.
Le groupe folklorique « Les Glickhampfele » a été créé en 1988, au sein du cercle St-Denis. Il est de toutes les fêtes et ses danseurs portent des costumes authentiques de toute beauté.
Nous sommes en 1793. La guillotine est prête ! Louis XVI n’a plus que quelques heures à vivre.
Un bonnet rouge, des lunettes et une pipe : c’est le commandant Cousteau naturellement ! Il est accompagné de deux plongeurs qui arrosent les spectateurs. Pas bien grave car il fait chaud mais attention aux appareils photos!
Le cortège se termine avec le char de St Nicolas …. Personnage réel ? Historique ? C’est ma première réaction. Mais il ne faut pas oublier que le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari, né en Asie Mineure au IIème siècle après J-C. Evêque, il aurait été présent au 1er concile de Nicée en 325.